Kung Fury : la nostalgie, camarade

Le court-métrage suédois Kung Fury reproduit avec un talent fou toute la culture visuelle des années VHS et redonne du sens au mot « mindfuck ».

Mindfuck c’est littéralement « niquer la tête ». C’est ce que le scénario de Kung Fury essaie de faire à notre cerveau : à Miami, dans les années 80, un flic rebelle refuse de faire équipe avec son nouveau partenaire, un tricératops. Frappé par la foudre et mordu par un cobra en même temps, notre héros acquiert une maîtrise hors-norme du kung-fu. Et c’est alors qu’il est projeté par un hacker dans le passé pour tuer Hitler qui a changé l’Histoire… Ok ? Kung Fury est bien-sûr une comédie, d’action, policière, de science-fiction… Financé par Kickstarter à hauteur de 600 000 dollars (les créateurs demandaient 200 000), le film est une prouesse technique et artistique. Et Kung Fury a la pudeur de ne pas durer un quart d’heure de trop. Mais hélas, ou pourquoi pas, un long-métrage serait en préparation. La nostalgie, rappelons-le, est une maladie mortelle – sauf pour David Hasselhoff bien sûr.

Kung Fury de David Sandberg, avec David Sandberg, Jorma Taccone, Leopold Nilsson. Photographie : Jonas Ernhill, Martin Gäardemalm, Matias Andersson. Musique : Mitch Murder, Lost Years. Suède, 2015.

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