Schizophrénie : vivre à côté de la plaque

Un court-métrage d’animation adoucit sans dédramatiser le regard sur la maladie la plus profitable du cinéma de fiction : la schizophrénie.

La schizophrénie ! Rien que le nom fait peur. Tout de suite s’imposent au lecteur des mots, des images : Anthony Perkins dans Psychose, Hannibal Lecter dans le Silence des Agneaux, de Jason à Henry des listes de tueurs en série à n’en plus finir, l’asile d’Arkham où devrait être aussi enfermé Batman, des personnalités multiples, des faits divers sanglants, et encore et toujours des fictions au kilomètres dans lesquelles se déverse l’hémoglobine au kilo-litre. Avant de faire le tour des représentations au cinéma de cette maladie qui touche aléatoirement 1 % de la population, nous avons voulu partager avec vous un court-métrage d’animation 3D (via le blog Cheeky.fr) appelé Skhizein. Le mot est de la même racine germanique que « schizophrénie » qui signifie « éclatement de l’esprit », grosso-merdo. Le héros de l’histoire écrite et animée par Jérémy Clapin, a une vingtaine d’années (l’âge moyen à laquelle la maladie peut se déclarer), lorsqu’une météorite lui tombe dessus. Enfin, à côté. A partir de cet évènement métaphorique, Henry (auquel le super acteur français Julien Boisselier prête sa voix) va vivre littéralement à côté de la plaque. A 91 centimètres de la réalité exactement. Une vision adoucie par l’animation d’une condition douloureuse à vivre pour le malade et son entourage.

Skhizein, de Jérémy Clapin, avec la voix de Julien Boisselier. France, 2012.

Post Your Thoughts

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.