« Flesh Computer » : de la SF indépendante

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Le réalisateur qui nous avait offert le méconnu Suspension, revient avec un court-métrage que les spectateurs français pourront voir légalement cette fois.

Il y a de cela quelques années, nous avons eu la chance d’interviewer une jeune équipe de cinéastes américains qui nous avait bluffé par la qualité de son premier long-métrage, un mélange probable de drame, de fantastique et de science-fiction appelé Suspension. Sans doute une des plus agréables surprises que seul et uniquement lui, le téléchargement illégal tel qu’il était pratiqué en 2008, a pu mettre sous nos yeux. L’un des auteurs, Ethan Shaftel vient d’achever la post-production de son premier court en solo : Flesh Computer, soient la chair et l’ordinateur mêlées. Le récit nous entraîne dans une science-fiction pure où l’action dispute sa place à des interrogations métaphysiques façon Ghost In The Shell (notamment via les interventions en son propre nom du philosophe australien David Chalmers). La bande-annonce révèle des effets spéciaux et une mise en scène très travaillés pour un simple court-métrage. On note également le saut qualitatif entre Suspension qui était tourné avec une caméra numérique broadcast mais SD (simple définition), et ce Flesh Computer aux normes techniques d’Hollywood, de sorte que l’on mesure le chemin parcouru par l’ensemble de l’industrie en six années. Mais la grande nouveauté par rapport au précédent, c’est que les spectateurs français pourront voir Flesh Computer au Festival Européen du Film Indépendant à Paris en avril. Et aussi peut-être un peu partout ailleurs, légalement.

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