Fortnite : “succès des neurosciences” (Science & Vie)

Le mensuel scientifique consacre trois pages au succès vidéoludique de l’année, Fortnite, qui promet un « contrôle total » et une « récompense rapide ». Un jeu conçu à grand renfort de neurosciences.

Fortnite est un FPS du type Counterstrike qui voit s’affronter sur une île jusque 100 joueurs venus du monde entier. En plus d’être gratuit et bigarré dans sa forme, ce “battle royale” (« tuez les tous ») a été conçu non par une bande de geeks dans un garage mais par Epic Games, studio américain auteur d’Unreal (1998) passé sous pavillon chinois via le golgoth Tencent. Le jeu rassemble jusque 3 millions de joueurs connectés en même temps sur un total de 150 millions d’utilisateurs. Dès sa conception, raconte Science & Vie, le jeu voit l’intervention de la française Célia Hodent, spécialiste en psychologie cognitive. L’idée était de concevoir un système (ou « interface utilisateur ») adapté au flow : l’équilibre entre “les compétences d’une personne et le niveau de difficulté de la tâche”. Il en va aussi des objets virtuels qui peuplent l’univers, ils doivent être “affordants”. Là on fait connaissance avec la “porte de Norman” comme le contraire absolu de l’affordance : ce sont ces portes équipées d’une barre qui incite naturellement à être tirée alors qu’il faut la pousser. Le jeu s’appuie aussi sur “trois piliers neurologiques” : la motivation du joueur, ses émotions, la dynamique du jeu. Ce ne sont que quelques un des leviers dont il faut savoir jouer pour créer un blockbuster dans l’industrie du gaming.

Science & Vie n°1210, juillet 2018.

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