Epicentro : Cuba au camescope

Le réalisateur du Cauchemar de Darwin nous entraîne dans de vaines déambulations à la Havane.

Un homme fume un cigare sur une jetée. En 1898, l’USS Maine explose et entraîne les Etats-Unis dans une guerre qui débouchera sur la colonisation de l’île. Des images de documentaire nous sont présentées, faisant s’interroger des enfants sur la réalité de ce même documentaire. Plus tard, les mêmes enfants récitent l’histoire de Cuba dont ils connaissent des détails qui échappent aux adultes que nous sommes. Un touriste bavarois retraité danse un tango avec une jeune cubaine. Les gens sont très pauvres et les touristes adorent photographier la pauvreté. On fait un tour de la ville dans une décapotable rose. Des enfants et des adultes racontent leur rêve américain et Oona Chaplin, descendante de Charlie, chante des chansons tandis que le réalisateur nous montre des images du Dictateur. Il n’y a pas vraiment de fil conducteur à ce documentaire du même auteur que Le cauchemar de Darwin, César du meilleur premier film et nommé aux Oscars en 2006. Ici il n’y a pas une seule image à sauver tellement le cadrage est bancal et hésitant. Lorsque la caméra s’arrête sur un visage c’est pour le déformer, l’enlaidir. Filmé au poing, le documentaire a sans doute été monté à l’épaule. Comme s’il ne savait pas quoi dire, le réalisateur filme souvent des écrans et donne la parole à des passants qu’on suppose rencontrés par hasard dans ses déambulations. Le film se termine comme il a commencé et on sort de la salle, bien trop tard.

Epicentro. De Hubert Sauter. Etats-Unis/France/Autriche, 2020.

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