Nekrotronic : histoire de fantômes australiens

Plus gore et agité que Ghostbusters dont il s’inspire à peine, cet avatar du cinéma d’Oz est bien intentionné, sans plus.

Le métier d’Howard c’est de vider les fosses septiques d’une banlieue australienne. Comme tout héros qui s’ignore promis à un grand destin, il est le fils caché d’un couple de “nekromancers”, des chasseurs de démons qui prennent possession des corps des joueurs d’une app de réalité augmentée type Pokémon Go. Repéré par les trois derniers nekromancers vivants (en Australie), il est initié à la démonologie après avoir découvert que la méchante, c’est sa mère.

Ozploitation” c’est le petit nom que prend le cinéma de genre australien, en particulier les nanars, auprès des fans. Nekrotronic joue de cette parenté, ce qui fait son défaut. Il est navrant de revoir les mêmes clichés, les démons à lunettes noires et fusils d’assaut incapables de viser, un sidekick rigolard dont on a oublié le nom, un intérêt amoureux sans intérêt, et enfin une Monica Bellucci réduite à son rôle de mannequin francophone. La bonne volonté de départ est dilapidée par une photographie médiocre et une direction d’acteurs qui ne suit plus au-delà du premier rôle. Nekrotronic, à part les accents, n’a rien d’Australien. On dirait un succédané de blockbuster américain mais orphelin d’une franchise ou d’une marque à la Disney.

Nekrotronic. Scénario de Kiah et Tristan Roache-Turner. Réalisé par Kiah Roache-Turner. Australie, 2019.

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