Love, Death + Robots : rêves de fer

David Fincher a trouvé le prétexte d’une anthologie pour produire dix-huit très beaux courts-métrages animés.

Il y a peu de points communs entre les dix-huit histoires qui composent cette anthologie. Sinon qu’il est question d’amour, de mort et/ou de robots (LDR). Toutefois, nous sommes là dans les territoires de la science-fiction et du fantastique, voire de l’horreur. Parmi toutes les belles histoires de cette anthologie, on retient spontanément trois d’entre elles, qui vont crescendo. Une colonie de fermiers défend avec des exosquelettes son pré carré contre une horde de créatures venues d’ailleurs, à moins qu’on ne soit déjà ailleurs. Un artiste dépasse les conventions planétaires en créant une œuvre plus grande que la vie. Un homme et une femme alternativement témoins et acteurs d’un drame sont pris dans une boucle infinie. Mais aussi les différentes morts d’Hitler, une décharge vivante, un yaourt devient conscient et plus intelligent que les humains, etc. Chaque conte réalisé par des studios différents est un bijou visuel. Et si tout est effets spéciaux dans LDR, image et son servent toujours la narration. On aimerait que la machine hollywoodienne s’inspire de cette démarche pour ses blockbusters.

Love, Death + Robots. Anthologie créée par Joshua Donen, David Fincher, Jennifer Miller et Tim Miller. Etats-Unis, 2019.

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