6 Underground : la ligue de l’ultraviolence

Un film de Michael Bay pour les petits écrans c’est encore moins commun qu’un Scorsese pour le même Netflix.

Ils sont six mercenaires recrutés par “1”, un génie milliardaire mort six mois plus tôt, comme les autres. Car être mort donne une plus grande liberté, il paraît. Cette liberté ils vont l’utiliser pour faire tomber le dictateur de l’imaginaire Turgistan, et accessoirement, se laver de leur passé. Chacun d’entre eux mettra à contribution son talent, l’un est un tireur d’élite, l’autre champion de parkour, ancienne espionne, etc. Tous ensemble, ils vont essayer de nous donner des sueurs froides.

Michael Bay est l’homme à qui l’on doit Transformers, et on aimerait bien les lui rendre. Comme à son habitude, le réalisateur fait exploser des voitures et accessoirement des corps. Le film démarre sur une course-poursuite dans les rues de Rome. Cette séquence atteignant déjà des sommets dans le spectaculaire, la suite du film ne peut que se révéler plate. Les personnages sont présentés par des flashbacks qui cassent la linéarité du récit. Cela ne suffit pas à nous les rendre attachants même quand ils éprouvent du désir ou de l’amour. L’amour, parlons-en. Michael Bay est amoureux de la pyrotechnie, des cascades et de la violence. A l’opposé des scènes ultra-violentes très nombreuses, le réalisateur filme deux scènes de sexe avec une pudeur qui tient de l’autocensure. Tandis qu’il fait voler les corps en éclats dans les autres séquences. Film de super-héros qui ne dit pas son nom (les scénaristes ont précédemment commis Deadpool), 6 Underground est une curiosité pour les amateurs du réalisateur.

6 Underground. Scénario :  Paul Wernick et Rhet Reese. Réalisation : Michael Bay. Etats-Unis, 2019.