Un fils : fruit d’entrailles

Blessé dans une attaque terroriste, le vie du fils de Meriam et Farès ne tient plus qu’à un fil tendu entre deux extrémités.

Meriam et Farès sont un couple moderne dans la Tunisie de 2011. Ils parlent français et boivent de la bière avec leurs amis. Leur vie bascule le jour où ils sont pris dans une attaque terroriste. Leur fils est touché. Hospitalisé en urgence, son état nécessite une greffe de foie d’un donneur compatible… qui ne peut pas être le père.

Un fils aurait pu tourner au mélodrame larmoyant, au lieu de cela, c’est presque un thriller politique. Déjà il aborde la question de l’adultère, qui est puni de prison ferme en Tunisie. Ensuite, sujet encore plus délicat, il nous emmène à la frontière libyenne où se joue un autre drame, celui des enfants réfugiés. Les personnages sont poussés au bout de leurs convictions par ce fils qui risque de mourir. L’intime et le politique se mélangent à l’écran dans une course contre la montre à l’issue incertaine. Toutefois, les choix de Meriem et Fares les rendent antipathiques et dès lors on connaît quelques difficultés à se sentir solidaires. Reste la prestation toujours impeccable de Sami Bouajila que la dernière Mostra de Venise a distingué du prix d’interprétation masculine. 

Un fils. Scénario et réalisation : Mehdi M. Barsaoui. France/Tunisie, 2020.

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