Knives and Skin : bluette velvette

Une lycéenne disparaît et ce sont tous les autres personnages qui se cherchent.

Un rendez-vous amoureux qui tourne mal et Carolyn disparaît du paysage d’un patelin de l’Ilinois. L’événement laisse ce petit monde dans une torpeur bizarre. A part la mère totalement dévastée et un groupe d’ados, l’indifférence est telle qu’elle parvient à contaminer le spectateur.

La lumière colorée aux néons donne à chaque scène une ambiance surnaturelle. Le scénario nous met face à une fausse piste : la disparition d’une jeune fille est un prétexte pour explorer les dysfonctionnements des protagonistes. L’auteure-réalisatrice Jennifer Reeder ne cache pas ses influences, parmi lesquelles le David Lynch de Twin Peaks et Blue Velvet. Il y a aussi du Todd Solondz dans la caractérisation des personnages adultes, tous plus paumés les uns que les autres. Knives and Skin flirte avec plusieurs genres sans jamais choisir entre le fantastique, le teen movie, le drame, la comédie musicale. Le film porte un message qu’on pourrait qualifier de féministe sur le consentement, sur la part toxique de la masculinité. Mais si message il y a, il est noyé parmi les provocations et les effets de style.

Knives and Skin. De Jennifer Reeder. Etats-Unis, 2019.

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