Dans les hautes herbes : en terrain connu

Stephen King est l’auteur le plus mal adapté à l’écran. « Dans les hautes herbes » n’échappe pas à la malédiction.

Cal accompagne sa soeur Becky à San Diego, où elle va abandonner son enfant à naître à une famille d’adoption. Ils font l’erreur de s’arrêter sur le parking d’une église au milieu de nulle part, près d’un champ pas comme les autres. Une fois dans les hautes herbes, soeur enceinte et frère trop protecteur vont se perdre dans l’espace et même dans le temps.

Netflix recommence son petit manège : gros noms, petit film. Ici, c’est Vincenzo Natali (Cube) et Stephen King qui sont jetés en putaclics. L’affiche est alléchante, soutenue dans le casting par la star Patrick Wilson. Si on sort de l’univers traditionnel de King, à savoir le petit patelin de classe moyenne, on reste en terrain connu. L’auteur des romans qui ont abouti à Shining mais aussi à Les Langoliers ou Le Dôme répète son schéma habituel : confrontés au surnaturel et la nécessité de survivre, les personnages vont révéler le pire ou le meilleur d’eux-mêmes. Parmi eux, il y a un protagoniste qui se tape un délire mystique et veut sacrifier tous les autres. Dans les hautes herbes emprunte aussi aux histoires de boucles temporelles, la voie choisie par le scénariste pour justement briser le cercle. Malgré la facture cinématographique, malgré les signatures, ce film allonge la liste des métrages oubliables portant la marque “Stephen King”. 

Dans les hautes herbes. Réalisation et scénario : Vincenzo Natali. D’après le roman de Stephen King et Joe Hill. Etats-Unis, 2019.

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