znation

The Asylum, studio spécialisé dans le plagiat de série B a lancé sa version de The Walking Dead.

Autant dire la vérité tout de suite : nous n’avons pas le temps de suivre toutes les séries télévisées depuis que celles-ci sont devenues un phénomène de société. Nous venons à peine de terminer la dernière saison de Happy Days. Il faut dire que la qualité et la quantité s’est multipliée en quelques années, et chaque série semble s’être donnée comme objectif de s’allonger infiniment au point de risquer de nous empêcher de vivre nos propres vies au profit de celles fictives de leurs héros. Prenez The Walking Dead par exemple. Voilà un moment que nous avons largué ses personnages, alors qu’ils se prenaient la tête dans une sorte de ferme tenue par un rigoriste chrétien. La lenteur de l’intrigue a eu raison de notre patience. C’est donc avec une certaine méfiance que nous avons accueilli Z Nation. Et on se méfie quatre fois plutôt qu’une.

Méfiance car c’est une série, donc elle va chercher à nous voler du temps de vie. Méfiance parce qu’elle met en scène des zombies, ces créatures qui infestent le cinéma mondialiste depuis une dizaine d’années. Méfiance car elle marche dans les pas de The Walking Dead. Méfiance parce que c’est une production Asylum, à qui le monde doit notamment Sharknado, ce nanar survendu. Et pour courroner le tout, la série est diffusée par SyFy, chaîne spécialisée dans la science-fiction et connue pour la médiocrité de sa programmation. Attirés par tous ces dangers, nous y avons jeté un coup d’oeil. Pour moitié moins cher que son modèle, Z Nation réussit tout de même à marquer des points malgré une réalisation anémique et un casting à priori faiblard. Son atout : l’humour. Là où il y a des zombies, il y a des survivants. Tandis que ceux de The Walking Dead semblent errer sans but dans une ambiance de drame psychologique français, ceux de Z Nation en ont un clairement défini dès le début : il leur faut ramener en Californie un patient zéro, le seul être humain à avoir survécu à des morsures de morts-vivants. Du coup, les intrigues sont plus dynamiques et plus drôles, car les personnages sont toujours en mouvement. Le premier épisode est assez mauvais, comme s’il avait été réalisé dans l’urgence, et vaut à la série des avis mitigés sur IMDB. Et puis arrive un second, un troisième, un quatrième puis un cinquième épisode. Les acteurs entrent petit à petit dans la peau de leurs personnages et parviennent à transcender les faiblesses de la réalisation. Pour autant, on ne va pas passer l’année sur cette série. Ne serait-ce qu’à cause des derniers épisodes de Mac Gyver que nous devons regarder si on veut un jour passer à autre chose.

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