Extraction : last white action hero

Au Bangladesh, un mercenaire – australien – est chargé d’extrader le fils d’un mafieu local enlevé par un concurrent.

Le nom du héros a moins d’importance que sa couleur de peau. Car il fallait l’inventer : confier une extradition à un mercenaire blanc au milieu d’une population basanée, pour la discrétion il faudra revenir. Et pourtant les scènes d’action s’enchaînent sans discontinuer et avec efficacité. La caractérisation se résume à zéro. Le protagoniste, joué par Chris Hemsworth, a une faille et une seule : il a perdu son fils de six ans, emporté par un lymphome, prétexte à de courts flashbacks censés donner de l’épaisseur. A part ça, le reste du temps, il tire, court, conduit des véhicules, esquive les balles, les coups de couteaux, etc.

Cet action movie est co-écrit par les frères Russo qui ont déjà dirigé Hemwsorth dans la saga Avengers. Il est possible que l’acteur non dénué de talent (notamment dans la comédie) s’enferme peu à peu dans ce genre de rôles. Il manque à Extraction un scénario et un vrai personnage pour arriver au niveau astronomique de succès d’un autre film d’action qui lui est caractérisé par son héros, j’ai nommé John Wick.

Extraction. Réalisation : Sam Hargrave. Scénario de Joe Russo, Ande Parks et Anthony Russo. Etats-Unis, 2020.

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