Raconter une histoire à 360°, c’est chaud

Une version développeur du casque de VR Oculus Rift en 2013 (CC).

Une version développeur du casque de VR Oculus Rift en 2013 (CC).

Jusqu’ici, c’était simple. Le réalisateur, guidé par le scénario, décide avec son chef-opérateur du contenu de ce cadre que le cinéma hérite de la photographie. Avec les premières expériences de documentaires ou de fictions en 360°, on se demande à nouveau : « où poser la caméra ? », mais cette fois c’est le spectateur qui décide de ce « cadre » hérité de l’oeil humain. Au risque de manquer l’action décrite dans le scénario. D’où la nécessité de réviser la manière dont on raconte une histoire, voire même renoncer à l’idée de raconter une histoire selon les anciens canons.

Les journalistes eux-mêmes sont confrontés au problème de la narration. Déjà, on abandonne les montages trop courts, les plans de 3 secondes façon journal-télé, car l’immersion demande du temps. Finis, les récits linéaires ? Des tests sur de chanceux utilisateurs ont également révélé que la proximité des personnages leur était désagréable. L’expérience est dominée par le « FOMO » la peur de manquer une information. Plus de réflexions dans « Disrupting the narrative: Telling stories with 360-degree video« , un article de Caroline Scott à lire en version originale sur Journalism.co.uk.

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