The Boys : la ligue de l’injustice

Et si les super-héros étaient banalement mauvais ?

Vous êtes maire d’une grande ville ? Pour 300 millions de dollars vous pouvez louer les services d’un super-héros, avec intéressement sur le merchandising. Les Seven, un groupe de super-héros américains, est géré de cette manière par une agence de communication surpuissante qui lorgne vers le marché de l’armement. Adulés par le public et les consommateurs, ces demi-dieux ont aussi des super-défauts. Toxicomanes, violeurs, ou meurtriers ils sont en verité plus nocifs que bénéfiques. Un ancien agent du FBI motivé par la vengeance entraîne avec lui un jeune homme normal et trois “misfits”. Malgré une phase de recrutement des héros un peu laborieuse, cette première saison promet une seconde tout aussi pleine de provocation et de surprises.

On reconnaît la signature du producteur Seth Rogen, le vieil ado de la bande de James Franco, responsable de l’atomisation de The Green Hornet (Gondry, 2011). Rogen produit aussi la série Preacher, issue d’un comics du même scénariste, Garth Ennis. On retrouve ce ton “politiquement incorrect” mais sur l’écran, on reste en dessous de l’oeuvre originale, heureusement pour les esprits sensibles. Dans The Boys, une jeune super-héroïne est admise dans les Seven après une “promotion Weinstein”, dans la BD c’est pire. Même sous cette forme un peu édulcorée, The Boys reste une critique violente de la société américaine. Tout y passe, des réseaux sociaux à la politique, et bien sûr le star-system. Notons que la comédienne Elisabeth Shue (The Hollow Man, Leaving Las Vegas), l’autre caution cinéma avec Karl Urban (Les Chroniques de Riddick, Star Trek), interprète brillamment le rôle d’une business-woman sans pitié mais toujours souriante.  

The Boys. Créée par Erick Kripke et Garth Ennis. Etats-Unis, 2019.

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