Pixels : quadra-gênant

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Des aliens à la forme inspirée des jeux vidéos du début des années 80 envahissent la planète Terre. Un quinquagénaire va sauver le monde grâce à sa culture de rétro-gamer.

« Cocorico » a-t-on entendu dans les milieux geeks français. Le film s’inspire en effet d’une bande-démo (ou démo vidéo) d’un studio français. Le concept est  plus court encore : tous les jeux vidéos des années 80 pixelisent une grande ville. Ca suffit aux thuriféraire de la science-fiction française pour s’auto-flageller et flageller le système qui aurait tué toute scène imaginaire en France, au profit de films sur les éducations sentimentales des réalisateurs parisiens. Adam Sandler, qui ne nous a jamais fait rire, fait alors figure de héros en produisant le film qu’aucune commission du CNC ne serait capable de comprendre. 

Pixels partage son public entre les vrais quadras gamers et ce qu’il croit être les gamers actuels. Divisé en deux, le film échoue à satisfaire les besoins des uns et des autres. Sans parler de la lourdeur des gags, il faut évoquer le sexisme latent, rougissant, exprimé, par un quatro de quadra-gênants plus que -génaires.

Cette tentative de récupération de la culture gaming est peut-être celle de trop, pour Adam Sandler, là où le buzz d’un court-métrage français suffisait largement.

Pixels, un film de Chris Colombus, Tim Herlihy, Timothy Dowlin, et Patrick Jean . Interprétation : Adam Sandler, Kevin James, Michelle Monaghan. Photographie : Mir Mokri. Musique : Henry Jackman. Etats-Unis, 2016. Sortie française le 26 août.

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